Complantation & travaux de saison

Stella Puel en complantation dans ses vignes

Après l’euphorie des Portes Ouvertes et 48h de monde non stop venu visiter un château conduit en agriculture BIO et déguster des vins AOC Pessac-Léognan , retour au calme au Château Bardins et à l’extérieur. C’est le début de la taille ainsi que le moment de remplacer les pieds morts et manquants dans les vignes. Du travail rude, on peut le dire, mais la bonne humeur est au RDV !

Complantation automnale

Elle était prévue un peu plus tôt, à la  fin des fermentations malo-lactiques, qui d’ailleurs cette année se sont passées très rapidement. Plus tôt donc mais la tarière est tombée en panne et le délai pour recevoir la pièce a été particulièrement long. C’était un peu agaçant, mais comme il y a toujours beaucoup à faire de tous les côtés, on s’est organisé. Cela nous a donné l’occasion de préparer plusieurs coffrets dégustation LES PREMICES pour les achats de Noël. Mais nous y voila, depuis 2 jours nous sommes dans les vignes pour la complantation, 2 personnes saisonnières habituées de la maison sont venues renforcer l’équipe pour l’occasion. Les uns enfoncent le piquet, les autres plantent, attachent et recouvrent le plant de terre. Il vient de pleuvoir pendant 2 jours, le sol est très humide, les conditions de plantation sont idéales.

Photo de Manuela qui plante des piquets

Arrachage des ceps morts en amont

La règlementation des AOC prévoit un nombre maximum de pieds morts dans une parcelle (20%maxi), afin de s’assurer que la récolte provient d’un nombre important de plants qui produisent peu plutôt que de peu de plants qui produisent beaucoup. La vigne est généreuse et sait produire beaucoup plus que les rendements autorisés par l’INAO, mais la quantité est inversement proportionnelle à la qualité. Alors chaque année, on procède au remplacement des pieds morts de certaines parcelles, on appelle ça la complantation,  l’année suivante on complante les autres. Chaque année oui, car la vigne est sensible à de nombreuses maladies, certaines appelées « du dépérissement », contre lesquelles on ne sait pas lutter, du moins si on se soucie de l’écologie, la mortalité des pieds est une réalité. Au préalable on arrachage les pieds morts, en profondeur afin d’extirper ses racines, on fait un bon trou à la tarière et on y met de la matière organique afin que le nouveau pied s’installe dans de bonnes conditions.

Respect des clônes et PG

photo de plants de vigne

Les sols à l’intérieur d’une exploitation n’étant pas homogènes, même au sein des 10 petits hectares de Château Bardins,  il est important de respecter les porte-greffes et de les placer là où ils produiront les bons raisins. Monsieur Fonmarty le pépinièriste viticole a livré des lots clairement identifiés, Stella distribue les plants avec minutie. Certains plants sont à racines nus, d’autres sont en pots. les uns sont merlot noir, le reste cabernet franc.

La taille c’est reparti !

Plante pérenne oblige, la vigne se taille pendant la dormance quand elle perd ses feuilles, dans le but d’assurer une bonne production l’année suivante. Depuis le renouvellement des vieilles parcelles de cabernet sauvignon, Stella et ses salariés se sont formés à la méthode guyot poussard, telle que préconisée par Pascal Leconte chercheur à l’INRA de Bordeaux, spécialisé dans les maladies du dépérissement de la vigne, et plus particulièrement l’ESCA. Cette taille basée sur le respect des flux de sève prévoit de limiter au maximum les plais de taille. Stella l’applique sur les jeunes vigne de cabernet sauvignon, car ce dernier est très sensible à l’ESCA, elle gage ainsi sur la longévité de ces parcelles L’avenir nous le dira …

image de tailleurs dans les vignes

 

 

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